David Noalia​

David Noalia vit à Séville, en Andalousie. A l’âge de 17 ans, il vend ses premiers tableaux à un marchand d’art qui lui en commande très vite une dizaine d’autres. C’est un moment décisif. Il comprend alors qu’il peut vivre de son art.

Dans son travail, la figuration et l’abstraction coexistent. La première comme base, la seconde comme aspiration. Mais c’est une lutte permanente entre les deux car, dès que le regard discerne une forme ou une figure, les traits et les tâches défont cet équilibre précaire : « Je sais comment ça commence, mais je ne sais jamais comment ça va finir » affirme David Noalia. Lorsqu’il peint, l’artiste est dans un état d’écoute permanent face à son tableau. « Ce n’est que lorsque je suis sublimé, ému, que mon cheval a acquis son propre caractère qu’il est fini. Ce n’est pas une question de temps, mais de sensation ».

Pour David, le cheval est un thème universel, c’est un sujet « essentiel ». Dans l’art, il est l’animal le plus représenté depuis la Préhistoire, et l’un des plus anciens sujets artistiques. Originaire de la péninsule ibérique, le cheval andalou que David Noalia chérit pour « son élégance et sa puissance » extraordinaires représente à lui seul l’essence de l’Espagne dans ce qu’elle a de meilleur : la passion, la couleur et le drame.

Le cheval représente symboliquement le « mouvement », et l’étude de l’animal prédomine sur le cavalier qui est totalement négligé dans ses œuvres : « Quand je le reproduis, le cavalier est impersonnel. Les rênes marquent sa domination, mais sa figure est à peine perceptible. Je paralyse l’image, je me concentre sur un point et je déconstruis l’instantané : quand vous atteignez le cavalier, la figure est déjà décomposée ».

Influencé par la palette et la lumière de Sorolla, les coups de pinceau de Velazquez et la fraîcheur de Gérard Richter, David Noalia revisite les grands classiques sous un éclairage contemporain et vif. Il avoue être également très influencé par la culture de l’image, poussée par la popularisation de la photographie : « Notre cerveau est le reflet des stimuli que nous recevons à travers la publicité, les réseaux sociaux… La force de ma peinture, la saturation des couleurs et les contrastes chromatiques sont probablement le résultat de la façon dont mon esprit s’est adapté à toutes les images auxquelles il est exposé. Il est clair que si Léonard de Vinci avait disposé de la technologie dont nous disposons aujourd’hui, il n’aurait pas peint comme il l’a fait en son temps. »

Avec beaucoup de style, David Noalia combine l’inspiration artistique avec la beauté intemporelle des chevaux, des visages et parfois même de paysages, pour créer des toiles riches en couleur et hypnotisantes.

La fraîcheur et l’énergie de ses œuvres attirent des collectionneurs du Royaume-Uni, d’Europe, des États-Unis et du Moyen-Orient.

TECHNIQUE: HUILE SUR TOILE

Portraits

Les fauves

Paysages de mer

Visite virtuelle - Exposition à la Puerta Catedral Art Gallery (Séville, Espagne)